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Des poupées vendues comme gardiens du sommeil

« Aimer son robot ? » : Arte Philo

J’interviens au début de l’émission ARTE Philo, animée par Enthoven, qui ouvre le débat avec Laurence Devillers (chercheuse au Laboratoire d’informatique pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur) et l’avocat Alain Bensoussan (spécialisé en droit du numérique et des technologies avancées).

Question : plus le robot est réaliste (peut faire la même chose que nous, en mieux), plus on l’aime ?

La vidéo est visible jusqu’au 27/11/2018 à cette adresse.

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24 sept 2018: “Des non-humains alternatifs au Japon”

Du 21 au 25 septembre 2018, un  colloque de 4 jours – “The Nonhuman in Japanese Culture and Society: Spirits, Animals, Technology”, organisé par Cody Poulton (Centre for Asia-Pacific Initiatives), à l’Université de Victoria, au Canada – rassemble la crème des japonologues spécialisés dans les univers numériques, les animal studies, la culture otaku, la robotique sociale ou l’art des marionnettes.

Keynote speakers : Mari Kotani, Jennifer Robertson, Timon Screech, Takayuko Tatsumi, Thomas Lamarre, Stelarc, etc.

J’interviens le jour de clôture, le 24 septembre, avec une vidéo-conférence intitulée “Weak Robots, Stupid Dolls. Alternative Non-Humans in Japan”.

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Bourse de recherche postdoctorale JSPS

Au Japon, les otome games (jeux de simulation amoureuse pour femmes) détrônent maintenant les bishôjo games qui s’adressent aux hommes. Les médias l’ont estampillé “marché de l’amour imaginaire” (môsô ren’ai ichiba). Pourquoi tant de femmes célibataires (et tant de femmes mariées, depuis peu) jouent-elles à aimer des hommes fictifs ?

La Japan Society for Promoting Science (JSPS) m’accorde une bourse de recherche pour enquêter.  (*°▽°)/°【福】°\(°▽°*)      Pendant 5 mois bien serrés (octobre 2018-mars 2019) je suis «chercheuse invitée» à l’Université de Kyôto. Ma recherche sera encadrée par MATSUMOTO Takuya, professeur à l’Institut des études humaines et environnementales.

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Love doll : un sujet de recherche illégitime ?

« Peut-on trouver un sujet de recherche plus illégitime qu’une love doll ? » Ainsi attaque le compte-rendu du livre Un désir d’humain qui vient d’être publié sur le site de la Société Franco-Japonaise. En conclusion, Julien Bouvard (Lyon 3) salue un ouvrage “qui, dans le paysage actuel de la japonologie française, constitue une ouverture bienvenue vers des sujets inédits et passionnants.” Ouf(^ω^)

12-13 juin : participation au colloque « Les chemins de l’esquisse »

Me voici dans le programme du colloque « Les chemins de l’esquisse », organisé par Yolaine Escande et Denis Vidal, qui se tiendra les 12 et 13 juin prochains au musée du quai Branly.

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Mardi 12 juin, j’interviens sur le thème du « Queer au Japon » sur l’existence de jeux de simulation amoureuse qui permettent de programmer des séducteurs passifs ou actifs, féminins ou masculins, straight ou travestis (en soubrette) dans des dispositifs qui permettent de « révéler » tous les aspects d’une personnalité conçue comme une esquisse. Mon intervention a lieu dans le cadre d’un dialogue en duo  avec la chercheuse CHENG Fan Ting qui parlera d’une performance de théâtre drag intitulée Belle Reprieve. Jean-Marie Schaeffer intervient le lendemain, joie, joie, joie.

Musée du quai Branly : 218, rue de l’Université, 75007 Paris / salle de cinéma / De 10h à 17h / Entrée libre.

Vendredi 18 mai: A quoi servent les femmes objets?

Vendredi 18 mai 2018, entre 10h et midi, je fais une intervention intitulée « Love doll japonaises et normes de genre : à quoi servent les femmes objets ? » à l’Université de Paris 3 (Censier) dans le cadre du séminaire Performances culturelles du genre organisé par le THALIM.

Organisateurs : Anne Castaing, Fanny Lignon, Mehdi Derfoufi (UNIL/ICAV), Tiziana Leucci (CNRS/CEIAS), Gianfranco Rebucini (IIAC/LAIOS/EHESS)

Résumé : Au Japon, lseminaire_performances_culturelles_du_genre_2017_2018-1es plus populaires des love doll se présentent sous la forme ambiguë de beautés immatures aux traits puérils et aux expressions stupides. Peut-on lire cette mise en scène comme une forme de nostalgie pour un idéal de femme soumise et docile ? En étudiant la façon dont ces love doll sont fabriquées, vendues puis appropriées, j’aimerais dégager quelques caractéristiques des transformations sociales dont ces produits contribuent à révéler les dynamiques.

Lieu : Université Sorbonne Nouvelle
13 rue de Santeuil, 75005 Paris – Salle D19
Entrée libre

Mardi 15 mai: conférence sur l’Air amour, Université de Genève

Au Japon, on appelle “Air Amour”  le fait de performer une relation amoureuse avec un être qui n’existe pas. Mardi 15 mai, à 18h15, la Société d’Histoire des Religions de l’Université de Genève m’invite à faire une conférence sur le lien entre les jeux de simulation amoureuse et la croyance. Elle sera intitulée : Les amours “virtuelles” au Japon : rituels de rencontre avec des êtres inexistants

31906963_801218456739402_2717706127809708032_nPrésentation : Au Japon les simulacres affectifs se multiplient sous la forme d’épouse holographique, de boyfriend téléchargeable ou de petite copine interactive de poche qui présentent la caractéristique de s’adresser aux célibataires non pas pour les aider à trouver quelqu’un, ni même tout à fait pour les aider à supporter la solitude… mais pour l’aggraver ! Ces objets visent en effet non pas à satisfaire les utilisateurs et utilisatrices mais à souligner de façon quelque peu « masochiste » (suivant leurs propres termes) la vacuité d’un amour simulé.
L’attachement aux personnages fictifs porte d’ailleurs le nom d’Air amour (ea ren’ai) par allusion au Air Guitar. Humour noir révélateur de ce que les consommateurs, hommes et femmes, font de ces objets au Japon : des outils pour signifier le refus d’intégrer le système matrimonial. Le refus surtout d’un monde ironiquement appelé « l’espace en 3D » (sanjigen no kûkan), c’est-à-dire « l’ici-bas ». La pratique de l’Air amour (ea ren’ai) s’inscrit de fait dans une logique d’interaction avec l’invisible. Il s’agit de convoquer un être, en détournant les rituels de rencontre amoureux au profit d’une scénographie dont les formes, hyper-codifiées, fournissent la mise en signe ostentatoire de ce que les adeptes des jeux nomment eux-mêmes « la fuite de la réalité ».

Mardi 15 mai, à 18h15, salle MR 070 Uni-Mail : Boulevard du Pont-d’Arve 40, 1204 Genève. Suivi d’une discussion avec Youri Volokhine et Violaine Duc.

Patrick Galbraith, keynote speaker du colloque « Techno réalités et simulacres affectifs »

La Fondation de France devenant co-partenaire du  colloque « Techno réalités et simulacres affectifs » (14-15 juin 2018), cela nous permet d’inviter l’anthropologue Patrick Galbraith, en keynote speaker. Le 14 juin, il fera une intervention sur des soirées pour les fans de bishôjo game. Ces soirées intitulées « Premier mariage » (Hajimete no kekkon) auraient été vivement critiquées pour leur fonctionnement offensant. Lors de ces soirées, les fans (des hommes) dansent avec leur petite copine virtuelle.
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Patrick Galbraith est l’auteur de The Moe Manifesto (Tuttle, 2014), Debating Otaku in Contemporary Japan: Historical Perspectives and New Horizons (Bloomsbury, 2015) et Media Convergence in Japan (Kinema Club, 2016). Actuellement chercheur invité au laboratoire de Nozawa Shunsuke à l’Université de Tôkyô, il devrait bientôt co-publier un ouvrage sur les Jeux de Simulation Amoureuse. C’est la première fois qu’il viendra en France en tant que chercheur.
Titre de son intervention : Hajikon: Bodily Encounters and Dangerous Games

Vendredi 6 avril : les prothèses « pour le coeur » au Japon

Le 6 avril 2018, je parlerai de cette « petite copine en 4D » surnommée Puccho-aan qui donne à manger des friandises (des bonbons Puccho) dans le cadre d’une journée de séminaire organisée par les laboratoires EVS (Lyon), LADEC (Lyon), DynamE (Strasbourg), la Faculté de Biologie et de Médecine de Lausanne, le CETCOPRA (Sorbonne), le Litt&Arts (Grenoble), l’ENS de Lyon et l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (Univ. Pierre et Marie Curie) au Musée Confluences de Lyon sur le thème « Du proche au lointain : les horizons prothétiques contemporains ».

Mon intervention, à 15h15, s’intitule : « Love doll au Japon : une prothèse de couple pour célibataire ?”. J’y parlerai des poupées, mais aussi de toutes ces paumes, mains et bras en pièces détachées, vendus sous des formes parfois ahurissantes sur le marché des hommes et des femmes qui se sentent seul.e.s, en mettant au jour l’aspect rituel des pratiques organisées autour de ces objets.

Vendredi 6 avril 2018 – 9h-17h
Musée des Confluences – Lyon (Petit auditorium), entrée gratuite.
Argumentaire : L’enjeu de cette journée sera tout autant d’envisager les usages thérapeutiques et palliatifs des technologies d’assistance au corps appliqués à des situations concrètes de handicap que d’interroger, au travers de nouveaux  usages de multiples prothèses, le champ métaphorique que déploient les imaginaires prothétiques contemporains.
Programme détaillé ici.