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Love doll et robots sexuels dans ADN n°13

« SEXE MACHINE, L’AVENIR DU SEXE ? Métavers, VR, robots sexuels… les nouveaux paradis artificiels, c’est ceux et celles qui les explorent qui en parlent le mieux. » Aujourd’hui, sortie du nouveau numéro d’ADN (n°13, déc.2017 – fév.2018) – revue consacrée à la culture numérique, aux technologies, aux nouveaux usages et comportements – sur le thème « Sexe… une question de genre« . J’y ai droit à une interview de plusieurs pages.

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Love doll : un signal de désajustement

Les « Love Doll » sont conçues non pas pour assouvir les besoins sexuels de leur propriétaire, mais bien pour leur servir de partenaires de vie. On ne les achète pas, on les épouse… Derrière les 1000 à 3000 poupées fabriquées chaque année, se cache peut-être la difficulté de fonder une famille au Japon : actuellement, un nombre croissant de femmes refuse de renoncer à son indépendance financière et se mettre au service du mari. Parallèlement, un nombre croissant d’hommes au Japon ne gagne pas le minimum requis (4 millions de yens, soit 34 000 euros par an) pour pouvoir fonder un foyer. L’achat des love doll, dans ce contexte de désaffection pour le mariage (le mariage tel qu’il existe au Japon, c’est-à-dire constitué d’un homme qui doit gagner l’argent du ménage et d’une femme entretenue assujetie au rôle de mère au foyer) n’a donc rien d’innocent : il témoigne d’un hiatus entre les aspirations individuelles et les normes sociales trop contraignantes couplées à des conditions de travail qui s’aggravent…

Pour en savoir plus : voici le best-of (8mn) d’une interview réalisée par Nancy Ypsilantis, en direct, le mercredi 11 janvier 2017 dans « Versus » sur Espace 2 (la radio suisse).

Pour réécouter lʹintégralité des 40 minutes de lʹémission: rts.ch/versus
Rediffusion de l’émission : mercredi 20 décembre 2017

Débat au Schwules Museum

Dimanche 10 décembre 2017, le Schwules Museum (le Musée de l’homosexualité) organisait un débat intitulé « Perspektiven auf Promiskuität und die Zweckentfremdung öffentlicher Orte » avec la réalisatrice Manuela Kay, co-organisatrice du célèbre Berlin Porn Film Festival et créatrice de la revue lesbienne L.Mag.

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Manuela a diffusé une séquence de son premier film érotique lesbien intitulé Airport, réalisé en 1994 : la séquence en question (étonnante, drôle, poétique), tournée dans les toilettes pour femmes d’un aéroport montrait ce qu’aurait pu donner l’équivalent des vespasiennes pour hommes. Lors du débat, évidemment la question s’est posée de savoir pourquoi les lesbiennes n’ont jamais investi les toilettes pour femme afin d’en faire des lieux de rencontres sexuelles et anonymes.

Ci-dessous : Manuela Kay et Marc Martin (curateur de l’exposition Fenster Zum Klo, Toilettes publiques, histoires privées qui a lieu au Schwules Museum)

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Conférence à Berlin, dimanche 10 décembre

Dimanche 10 décembre, je suis invitée au Schwules Museum (le Musée de l’homosexualité) pour un débat avec la réalisatrice Manuela Kay, sur le thème de la rencontre dans les espaces de promiscuité plus qu’intime (les vespasiennes). Cette conférence s’inscrit dans le cadre de l’exposition  Fenster zum Klo, Toilettes publiques, histoires privées montée par le photographe Marc Martin.

J’en ai profité pour enregistrer une conférence qui sera diffusée sur le site du Schwules Museum en 2018. Mon intervention portera sur le Japon qui se targue d’avoir inventé les premières toilettes publiques urbaines, trois siècles avant les Occidentaux modernes : elles sont appelées tsuji benjo, c’est à dire « toilettes de coins de rue » 「辻便所」et elles servent à collecter les précieuses excrétions, revendues aux paysans pour être transformées en engrais naturel.

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Emission sur France Culture : « Désirs humains d’inhumain »

Je suis interviewée en compagnie d’Emmanuel Grimaud (anthropologue) et Jean-Philippe Carry (créateur de la filiale française de l’entreprise 4Woods), entre autres intervenants sur la question des ersatz d’humains et des love doll : qui les achète ? pourquoi ? que signifie vivre avec ?

Désirs humains d’inhumain : un documentaire d’Alain Lewkowicz sur France Culture, diffusé en deux parties, les 2 et 3 décembre 2017, dans le cadre de l’émission Une histoire particulière.  Première partie : « Love dolls : le plastique c’est fantastique ». Deuxième partie : « Robots, humanoïdes : la vallée de l’étrange« .

Conférence aux “Jeudi du Japon”, Université de Toulouse

Ma conférence filmée – « Des poupées de silicone aux poupées de silicium: le concept de “dimension” au Japon » – est en ligne  sur le Carnet « Les Mondes japonais » créé par l’équipe de recherche et d’enseignement des études japonaises de l’université de Toulouse – Jean Jaurès. Cette conférence a eu lieu dans le cadre du cycle Jeudi du Japon, organisé par le Centre d’Etude Japonaise (CEJ) Antenne de Toulouse, le 23 novembre 2017. Merci à Christian Galan pour son invitation et à Yves Cadot qui a filmé la conférence.

Interview dans Le Point

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Lien vers l’entretien : ici

Pourquoi « préférer » un boyfriend virtuel ?

Pour quelle raison une part croissante de la population au Japon se tourne-t-elle vers les petits copains virtuels et les simulacres affectifs ? La vidéo de mon passage au Colloque « Érotisme et radicalisation » (27 octobre 2017),– organisé à la Maison des Sciences de l’Homme Paris Nord, par Pierre PHILIPPE-MEDEN (Lyon 1, L-ViS, EA7428) et Jean-Marie PRADIER (Paris 8) – est aujourd’hui sur YouTube.

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Elle dure 54 minutes. J’y dissèque l’idée reçue selon laquelle les personnes qui entretiennent des relations affectives avec « la deuxième dimension » sont désocialisées, immatures ou perverses, en allant aux racines du discours.

Mon intervention : « Jouer » au pervers. Scénarios hentai et radicalité au Japon.

8 nov. 2017 : Futurs Pluriels à Sciences Po

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Daniel Kaplan m’invitait mercredi 9 novembre à son séminaire de Sciences Po, Futurs Pluriels, en compagnie de Catherine Dufour (auteur de science fiction, spécialiste des tendances technologiques) et Brigitte Munier (maître de conférences à Télécom ParisTech, directrice de l’ouvrage Technocorps, La sociologie du corps à l’épreuve des nouvelles technologies), dans le cadre d’une séance dont le thème était « Corps, genre : les nouvelles frontières du moi ».

La poupée: une « forme de vie » au Festival Filosofia ?

Je suis invitée à faire une lectio magistralis (c’est ainsi qu’on me présente la chose) au festival Filosofia, qui tiendra sa dix-septième édition dans les villes de Modena, Carpi et Sassuolo du 15 au 17 septembre 2017.

Lancé en l’an 2001 à l’initiative d’un Comité d’organismes publics et privés, le festival est unique dans son genre :  il est construit « comme un grand événement qui concentre en trois jours une multiplicité d’initiatives  – leçons et débats, lectures et dramatisations, expositions, installations et performances – toutes centrés autour d’un thème d’analyse unique. »
Le festival registre une extraordinaire participation de public (presque 200.000 visiteurs en 2016). L’édition 2017 sera entièrement dédiée aux Arts.

Mon intervention, dimanche 18 septembre à 10h, à Carpi, abordera la question du corps des poupées en tant que forme de vie nouvelle. Elle sera doublée en Italien. Je suis d’autant plus heureuse et impatiente d’y participer que les conférenciers du festival Filosofia, entre 2001 et 2016, comptent beaucoup de mes idoles : Jean-Loup Amselle, Marc Augé, Etienne Balibar, Hans Belting, Derrick De Kerckhove, Philippe Descola, Marcel Detienne, Georges Didi-Huberman, Jonathan Friedman, Jack Goody, Peter Greenaway, Hans Ulrich Gumbrecht, Nathalie Heinich, Agnes Heller, James Hillman, Eva Illouz, Luce Irigaray, François Jullien, Bruno Latour, Charles Malamoud, Jeremy Rifkin, Marshall Sahlins… Mama mia !