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Patrick Galbraith, keynote speaker du colloque « Techno réalités et simulacres affectifs »

La Fondation de France devenant co-partenaire du  colloque « Techno réalités et simulacres affectifs » (14-15 juin 2018), cela nous permet d’inviter l’anthropologue Patrick Galbraith, en keynote speaker. Le 14 juin, il fera une intervention sur des soirées pour les fans de bishôjo game. Ces soirées intitulées « Premier mariage » (Hajimete no kekkon) auraient été vivement critiquées pour leur fonctionnement offensant. Lors de ces soirées, les fans (des hommes) dansent avec leur petite copine virtuelle.
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Patrick Galbraith est l’auteur de The Moe Manifesto (Tuttle, 2014), Debating Otaku in Contemporary Japan: Historical Perspectives and New Horizons (Bloomsbury, 2015) et Media Convergence in Japan (Kinema Club, 2016). Actuellement chercheur invité au laboratoire de Nozawa Shunsuke à l’Université de Tôkyô, il devrait bientôt co-publier un ouvrage sur les Jeux de Simulation Amoureuse. C’est la première fois qu’il viendra en France en tant que chercheur.
Titre de son intervention : Hajikon: Bodily Encounters and Dangerous Games

Vendredi 6 avril : les prothèses « pour le coeur » au Japon

Le 6 avril 2018, je parlerai de cette « petite copine en 4D » surnommée Puccho-aan qui donne à manger des friandises (des bonbons Puccho) dans le cadre d’une journée de séminaire organisée par les laboratoires EVS (Lyon), LADEC (Lyon), DynamE (Strasbourg), la Faculté de Biologie et de Médecine de Lausanne, le CETCOPRA (Sorbonne), le Litt&Arts (Grenoble), l’ENS de Lyon et l’Institut des Systèmes Intelligents et de Robotique (Univ. Pierre et Marie Curie) au Musée Confluences de Lyon sur le thème « Du proche au lointain : les horizons prothétiques contemporains ».

Mon intervention, à 15h15, s’intitule : « Love doll au Japon : une prothèse de couple pour célibataire ?”. J’y parlerai des poupées, mais aussi de toutes ces paumes, mains et bras en pièces détachées, vendus sous des formes parfois ahurissantes sur le marché des hommes et des femmes qui se sentent seul.e.s, en mettant au jour l’aspect rituel des pratiques organisées autour de ces objets.

Vendredi 6 avril 2018 – 9h-17h
Musée des Confluences – Lyon (Petit auditorium), entrée gratuite.
Argumentaire : L’enjeu de cette journée sera tout autant d’envisager les usages thérapeutiques et palliatifs des technologies d’assistance au corps appliqués à des situations concrètes de handicap que d’interroger, au travers de nouveaux  usages de multiples prothèses, le champ métaphorique que déploient les imaginaires prothétiques contemporains.
Programme détaillé ici.

Pourquoi le futur de l’amour fait peur ?

J’intervenais le 27 mars 2018 lors de la Conférence « Le Futur de l’Amour », organisée par le Master Management des Technologies et de l’Innovation, Paris Dauphine, Mines ParisTech, INSTN. Question posée aux intervenants : « Quelle sera la part des technologies sur notre vie amoureuse ?« .
J’ai parlé de l’aspect déceptif des poupées et des robots mis au point au Japon sur le modèle de l’être en creux en posant l’hypothèse suivante : et si les ersatz les moins « fonctionnels » (les moins aptes à reproduire et remplacer l’humain) étaient justement ceux dont nous avions le plus besoin ?

Il m’a paru éclairant qu’entre chaque intervention les élèves du MTI aient mis au point des sketchs décrivant l’amour au futur comme d’une sorte de cauchemar dystopique. Cauchemar que la plupart des concepteurs de logiciels censés nous aider à séduire ou à « construire un couple durable » (sic) contribuent à alimenter avec leur réthorique positiviste. Ils nous promettent des logiciels de monitoring amoureux, avec des points à gagner au moyen de « partages intimes » évalués en termes de rentabilité. Bonheur Technologiquement Assisté.
Ironie du sort : la conférence avait lieu dans l’ancienne salle de commandement de l’OTAN.

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Une chaine YouTube universitaire vulgarise « les oreillers sextoys du Japon »

Manon Bril, YouTubeuse et doctorante (Université de Toulouse-II-Jean Jaurès), vulgarise les sciences humaines et sociales sur la chaîne youtube du magazine de l’Université « Mondes Sociaux ».« Nous avons sélectionné votre article « Étreindre les êtres du rêve » (Terrain n°67) pour une vidéo« , me prévient-elle il y a deux semaines, ce qui donne (pour ma joie) : « les oreillers sextoys du Japon« .

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Jeudi 22 mars : conférence à Genève sur les « bien-aimé(e)s numériques »

La prestigieuse Association Suisse-Japon, fondée en 1975, m’invite à faire une conférence le jeudi 22 mars, à 19h, sur le thème des simulacres affectifs (boyfriend virtuel, épouse holographique, partenaire pour écran tactile) qui se multiplient au Japon.
« Créés principalement à l’attention des célibataires, ces simulacres au succès croissant présentent la caractéristique d’anticiper les futures tendances lourdes de la société japonaise : ils ciblent les besoins d’une catégorie montante de la population, celle des personnes qui vivent seules (o-hitori-sama). D’après les dernières statistiques de l’Institut National de la Population (IPSS), sur les 18 millions de Japonais ayant la trentaine, 38% sont célibataires, soit 6,9 millions. Leur nombre ne cesse d’augmenter. La demande est donc forte. Reste à savoir ce que cachent ces stratégies de consommation qui consistent, pour des millions de célibataires, à tomber amoureux(se) d’une personne qui n’existe pas… De quelles dynamiques sociales – ou de quelles “stratégies fatales” – ces simulacres se font-ils les chambres d’écho ? »

« Koibito numérique : le boom des simulacres amoureux au Japon »
Maison Dufour : rue des Contamines 9A, 1206 Genève.

samedi 10 mars: conférence « La poupée qui déshumanise ? »

Dans le cadre du festival Eden Eden, poésies musiques, je suis invitée samedi 10 mars, à la FRAC de Metz, pour faire une conférence sur le thème « Love doll et solitude ? Le mythe de la poupée qui déshumanise« , de 16h à 18h.

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La conférence sera suivie de la performance Le Bruit des Chrysanthèmes de Yoko Higashi (danse) et Michel Henritzi (musique). Merci à Maryll Raizer.

 

Histoires de fluides et d’amour: les malpropretés électives au Japon

Le 10 décembre 2017, invitée par le Schwules Museum (Musée de l’homosexualité de Berlin), pour débattre des toilettes publiques, j’avais préparé une conférence qui a finalement été filmée et montée, avec une présentation élogieuse de Volker Woltersdorff – co-directeur du Musée. Merci à lui pour la traduction en allemand, sous-titrée. Merci à Marc Martin pour la réalisation. Le montage a été mis en ligne sur YouTube le 30 janvier 2018.

Lancement du colloque “Techno-réalités et créatures affectives”

Vous êtes chercheur et vous travaillez sur la production digitale dans le domaine de l’affect ? Participez au colloque que j’organise avec Philippe Combessie à l’Université de Paris Nanterre (14-15 juin 2018). Il portera sur les simulacres affectifs : boyfriend pour écran tactile, épouse holographique, fiancée pour lunettes de réalité virtuelle, personnages d’otome ou de bishôjo games. Date-limite des propositions (à m’envoyer par email) : 15 avril 2018.
Titre : « Techno-réalités et créatures affectives : les dispositifs de simulation amoureuse »

PokeKare ©Voltage (c) Voltage. Poke-Kare

16 février : journée d’études « Poupées, robots »

J’interviens avec Zaven Paré et Yuko Sasa dans la Journée d’études Populations japonaises (organisée par Isabelle Konuma), le 16 février 2018, de 14h à 17h30, à l’INALCO, salle 5.18 (attention : il y  a eu un changement de salle ! ce n’est plus la salle 3.08, mais la salle 5.18). Le thème de la journée : « Robots, poupées et techno-réalités au Japon. La fabrique des êtres artificiels”. Mon intervention s’intitule : « Simulacres amoureux, stratégies d’échec : le corps de la contradiction”. J’aborderai la question de savoir pourquoi certains laboratoires de robotique japonais créent des machines pathétiques (kawaiisô), à l’image des poupées au visage de fille demeurée (bakasô) ou dont le visage exprime la frayeur (komari-gao).

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8 février, conférence : Love Doll, des femmes objets?

A l’INALCO, dans le cadre du séminaire « Sciences sociales du Japon contemporain » (organisé par Aline Henninger et Arnaud Grivaud), spécifiquement consacré –pour le deuxième semestre– aux questions de genre, je faisais une conférence consacrée à l’apparence enfantine, voire infantile, immature et vulnérable des love doll.

A priori, il n’y a aucune raison de penser que les poupées soient autre chose que des potiches en silicone, favorisant dans l’imaginaire la mainmise des hommes sur le corps et sur le destin des femmes. Faut-il y voir une forme de misogynie ?

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