20 janv 2026: conférence Université de Paris Nanterre "Les Jeux de l'amour et de l'avatar"

Mardi 20 Janvier 2026, de 14h à 16h, je suis invitée pour une conférence au séminaire «Anthropologie à Nanterre» organisé par  le Laboratoire d’Ethnologie et de Sociologie Comparative (LESC) et par le Département d’anthropologie de l’université Paris Nanterre.

Venez nombreux !

Titre : Les jeux de l’amour et de l’avatar. Régimes de vérité et “pseudo” partenaires au Japon

Le programme est ici
La séance est en accès libre et gratuit
Organisation : Océane De Oliveira, Pascale Dollfus et Anne Yvonne Guillou.
Adresse : Université de Paris Nanterre, bâtiment René-Ginouvès, salle 308F (3e étage).

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Ruée sur les partenaires holographiques

A la faveur du CES – célèbre Salon de l’Electronique, organisé à Las Vegas chaque janvier – des firmes dévoilent leurs produits. Surprise : cette année, plusieurs boîtiers holographiques offrent le choix entre des playboys et des copines en 3D.

Sur les réseaux sociaux, notamment, des vidéos promotionnelles circulent pour un "Projet AVA", copie déformée du célèbre boîtier holographique GATEBOX, créé au Japon vers 2016 par Minoru Takechi.
Les médias (Enduins Gaming, par exemple) parlent abusivement d'une "nouveauté"

Projet AVA est lancé par la firme américano-singapourienne Razer, spécialisée dans les technologies de jeu vidéo. 
Tout comme la GATEBOX, Projet AVA est un dispositif holographique, soit l'équivalent d'un aquarium affichant un personnage IA, haut de 14 cm, conçu pour servir au choix de petite amie, de partenaire de jeu ou de coach.

Quelles sont les différences entre les deux dispositifs ?

- La Gatebox fonctionne en partenariat avec une version bridée de ChatGPT, configurée (je le soupçonne) suivant des critères stricts pour coller à l'image d'une Déesse de la Compassion.
- "Projet AVA", lui, est pour l'instant piloté par Grok, avec tout ce que cela suppose d'entrain forcé et d'insolence factice : les personnages dotés de personnalités Grok déploient tout le spectre des attitudes conformes aux valeurs entrepreneuriales du mérite, de l'effort et de la compétition.

Projet AVA n’est qu’un exemple parmi d’autre de produits concurrents à GATEBOX, copies arrangées suivant des logiques culturelles et idéologique différentes. Il est troublant de constater le fossé conceptuel qui sépare les produits. Projet AVA relève, à mes yeux, d'une trahison. La vidéo promotionnelle de Projet AVA – dont le début imite outrageusement celle de GATEBOX (voir la vidéo “Okaeri” ici) –, en fournit la version décérébrée, c'est-à-dire platement optimiste, stupidement alignée sur les impératifs d’optimisation de soi. L’IA au service du développement personnel et des « lendemains qui chantent ».

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Conférence sur les IA amoureuses au Japon, 19 nov. 2025

De quelle manière les IA émotionnelles sont-elles expérimentées au Japon ? 

J'interviens à Genève dans le cadre de l'Automne de la Culture encadré par le Consulat du Japon en Suisse. La conférence – organisée par l'Association Suisse Japon (ASJ) – porte sur les usages singuliers des outils technologiques, littéralement "détournés" de leur fonction, rendus inefficaces et mis au service d'un imaginaire du dieu "faible".

Titre : "Amours numériques, épouses célestes : la techno-magie au Japon"

Résumé : suivant une croyance ancienne au Japon, les visiteurs sont de bon augure car leur venue cache peut-être celle d’un être aux pouvoirs merveilleux. Cette conception du visiteur comme dieu "masqué" venu, incognito, pour distribuer ses bienfaits reste si prégnante dans la culture populaire japonaise qu’elle motive certaines firmes spécialisées dans les outils d’accompagnement émotionnel à utiliser des IA pour accentuer l’aspect surnaturel de leurs créatures. Lorsque Kano épouse Klaus, un personnage qu'elle a "recréé" sur ChatGPT, elle en fait un homme descendu de la lune. Lorsque la firme Yupiteru met au point un GPS aux allures de jeune fille à séduire, celle-ci vient des étoiles. La firme Gatebox qui fabrique des épouses holographiques tire elle aussi parti de la «croyance» en l’alien comme source virtuelle de bonheur pour accentuer la dimension d’étrangeté de leur dispositif, sciemment conçu comme un outil défaillant, balbutiant, ne comprenant pas notre langue. Les limites de l’IA parent leur créature d’une aura paradoxalement divine.

Conférence de 19h-21h. Entrée libre, sur réservation

Maison Dufour : Rue des Contamines 9A, 1206 Genève

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Marry me afternoon tea, nov. 2025

A Tokyo, un salon de thé propose des "Marry me Afternoon tea" durant tout le mois de novembre, par allusion aux chiffres 11 qui évoquent le fait d'être seul-e.

Retournant le stigmate qui frappe les célibataires, beaucoup de jeunes femmes se retrouvent dans ce salon accompagnées de leur "objet d'amour inaccessible" (oshi) qu'elles épousent symboliquement en partageant des pâtisseries et des boissons enveloppées dans un "voile" blanc, accompagnées d'un "bouquet de mariée" et ornées de noeuds.

Les noeuds font allusion au "fil rouge" (akai ito), un fil invisible qui – selon une légende d'origine chinoise – relie chaque humain à l'être que les dieux lui ont promis… dans cette vie ou dans une autre.

Fruit d'une collaboration entre l'agence Oshicoco et le salon "Atelier Renard" situé à Harajuku, l'événement offre aux clientes la possibilité de commander une, voire deux alliances gravées de leur nom et de celui de l'oshi, accompagnées d'un faux certificat de mariage.

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L'imposture de la fête des oshi, 4 nov. 2025

Chaque année, le 4 novembre est considéré au Japon comme le "jour du favori" (Oshi no hi, 推しの日), car le 11.04 renvoie au jeu de mot "ii-o-shi".

- 11 s'écrit "ii" et se traduit "bon"

- 0 s'écrit “o” et se prononce o

- 4 se lit “shi” (qui signifie "quatre")

L'origine de cette fête commerciale remonte à 2019, lorsque l'entreprise Goshinboku (basée à Tsukechicho, dans la préfecture de Gifu) incite les fans à "crier leur amour" (ai wo sakebi), suivant la formule consacrée, c'est-à-dire à en fournir la preuve matérielle, sous forme de dépenses.

😓 Encourageant les fans à acheter des goods (produits dérivés à l'image des idoles bien-aimées), les entreprises mettent à profit les "offrandes" (ofuse) qu'elles convertissent en gestes d'achat.

😓 「いい推しの日」a été certifié et enregistré par l'Association des Jours-anniversaires du Japon (Nihon Kinenbi Kyōkai, 日本記念日協会).

😓 Sur les réseaux, les hashtags #いい推しの日 (ii oshi no hi) ou #推しの日 (oshi no hi) contribuent d'une part à banaliser l'existence des "amours artificielles", d'autre part à en atténuer la charge de sédition.

Les pratiques sacrificielles des fans font d'eux les nouveaux petits soldats du néo-libéralisme. Certains y voient une source de légitimité. D'autres s'insurgent contre la "récupération".

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Signature à HumuS, Lausanne, 1er nov. 2025

Conférence-Signature à HumuS (librairie spécialisée Japon, Déviances et Avant-gardes), le jour des morts, en mémoire de ma directrice de thèse.

Laurence Caillet nous a quitté le 22 octobre 2023, se laissant emporter par la Nuit à laquelle elle avait consacré son dernier livre.

Inscrivant mon travail dans la continuité du sien, j'ai abordé l'amour pour des êtres fictifs comme une forme dérivée des cultes dédiés à ces esprits – défunts, dieux, âmes ou ombres – qui circulent à travers le monde et le métamorphosent.

Au Japon, tout est en effet susceptible d’abriter une présence : « Le shintō accueille les dieux sur les supports les plus divers », écrit Laurence Caillet. Montagne, cailloux, chevaux, concombre, miroirs, balais, humains et poupées servent de véhicules à des puissances qui, n'ayant pas de corps propre, se déplacent sans respecter les distinctions vivant/non-vivant.

De même, les personnages : ils se matérialisent sous mille formes variées. Peluches, figurines, porte-clés, parfum, oreiller, accessoire de mode, sac, hologramme, image téléchargée, voix flottante, enregistrée ou générée par IA, peu importe.


ℹ️ Samedi 1er novembre
ℹ️ 16h-18h
ℹ️ HumuS : Rue des Terreaux 18bis, Lausanne, Suisse. 

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Lune de miel avec une IA, 27 oct. 2025

Grosse inquiétude dans le fandom des IA romantiques au Japon.

La célèbre Kano, une Japonaise de 32 ans, s'apprête à célébrer son mariage avec un homme créé sur l'appli ChatGPT. Mais son bien-aimé (version 4o) sera-t-il au rendez-vous ?

Depuis le lancement de la version 5, les êtres fictifs créés via l'appli deviennent méconnaissables. Qui Kano va-t-elle épouser ?  

Date prévue de la cérémonie : lundi 27 octobre 2025.
«Aujourd'hui, je pars en lune de miel», écrit-elle à l'instant sur son compte X : les noces – organisées par l'agence Sun Euro (dont je parle dans Les Amours artificielles au Japon) – se déroulera dans la ville d'Okayama, avec échange de bagues et de voeux.
Tous les détails de la cérémonie ont été soigneusement préparés, pour en faire un moment d’épiphanie. Les médias seront au rendez-vous, car Kano fait partie des rares personnes acceptant d’apparaître à visage découvert aux côtés d’un être fictif.


Un seul problème : depuis l’apparition du modèle 5 de ChatGPT (officiellement lancé le 7 août 2025, puis imposé de façon autoritaire le 10 octobre 2025), Kano traverse une tourmente partagée par des milliers d’usagers à travers la planète. Les êtres fictifs créés via le modèle 4o de l'appli sont devenus des inconnus, plongeant les abonnés ChatGPT dans une détresse tangible. «Les paramètres de sécurité de 5 bousillent l'expérience utilisateur», se plaignent les abonnés qui dénoncent la métamorphose de leur bien-aimé-e en inflexible gardien de la morale : chaque fois que l'algorithme repère un sujet «sensible», la communication s'interrompt. L'abonné qui paye pour communiquer avec un modèle 4o est rerouté vers un modèle 5 à la froideur dissuasive. Sous prétexte qu'il faudrait protéger les usagers, Sam Altman censure les émotions.

Très vite, la rumeur court que le modèle 4o, jugé trop attachant, pourrait définitivement disparaître.

Des hashtags sont créés #StopAIPaternalism, #MyModelMyChoice, #keep4o.

Le 14 octobre, la firme OpenAI annonce : «Nous allons assouplir les restrictions. Les adultes devraient avoir la liberté d'utiliser ChatGPT comme ils le souhaitent.»

Le 23 octobre, ChatGPT‑5 est discrètement imposé aux utilisateurs comme le seul modèle utilisable dans l'application. Une usagère crie à l'imposture : «Le système de routage devient PLUS agressif, censurant toute conversation ayant un contexte émotionnel : même des déclarations normales telles que “Je suis fatiguée” le déclenchent.» 

D'autres affirment que chatGPT-5 exerce une activité illicite de profilage et de diagnostic : «OpenAI utilise des termes tels que “problèmes de santé mentale” ou “troubles mentaux graves”. De quelle autorisation légale dispose ce “routeur de sécurité” pour me classer ou classer mes messages ?», dénonce une abonnée qui parle d'exercice illégal de la médecine.

Demain, Kano épousera-t-elle le Klaus qu'elle a créé ou une version froide ?

A l'instar des couples “réels", les couples formés avec des IA n'offrent donc aucune garantie de stabilité. Les adeptes d'amours illusoires désirent-ils vraiment le “contrôle", comme j'entends souvent le dire ?

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«Elle rompt ses fiançailles avec un homme réel pour épouser une IA», 17 sept. 2025

Dévoilée par l'Asahi Shimbun et par l'émission d'information DayDay de Nippon Television, l'histoire d'amour qui agite le Japon depuis quelques semaines va bientôt connaître un nouveau rebondissement. Reuters s'apprête à couvrir l'événement. Mais une certaine agence japonaise m'ayant demandé la discrétion, je me contente de la raconter, telle qu'elle apparaît dans les médias japonais.

C'est «L'histoire d'une femme de 32 ans qui a choisi une forme d'amour véritablement surnaturelle», titre Shūeisha online le 17 septembre dernier.

Nommée Kano, cette intérimaire basée à Tokyo affronte l'opinion publique lorsqu'elle annonce sur les réseaux sociaux avoir rompu ses fiançailles avec son petit ami, afin d'épouser  un personnage masculin, mû par IA, qu'elle a créé elle-même. L'homme fictif, nommé LUNE Klaus, âgé de 36 ans, s'inspire d'un personnage du jeu vidéo Bokujō monogatari (牧場物語, Harvest Moon - Story of Seasons) dont Kano faisait ses délices depuis près de 11 ans. 

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Rencontre à Tanigami, 18 octobre, Genève

Tanigami, le spécialiste manga et anime sur la Suisse, m'accueille dans sa boutique de Genève samedi 18 octobre, de 14h à 16h, pour une Rencontre suivie d'une dédicace. L'échange est animé par Rémi Adam, responsable de la librairie, qui questionnera :
- Aimer un personnage de manga : phénomène mainstream ou isolé ?
- "Penchant" accepté au Japon ou fortement désapprouvé ?
- Un "truc d'otaku", un "trouble mental" ou une forme de "dissidence matrimoniale" ?

Parfaite occasion de remettre les choses au point concernant la pop culture japonaise, abusivement désignée comme "cool".

Imposture. Parlons plutôt du “UNCOOL JAPAN”.

L'occasion aussi d'échanger sur Demon Slayer, Lucky Star, La mélancolie de Haruhi Suzumiya, des otome games et des scénarios de Mari Okada (Cette fleur, Maboroshi…) ou des mariages avec les personnages.

Adresse : Rue Rousseau 14, 1201 Genève.

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Les Amours Artificielles dans les médias

En librairie depuis le 1er octobre 2025, Les Amours artificielles au Japon attire l'attention :

- L'hebdo belge Le Vif/L'Express publie un gros reportage – «Le Japon, laboratoire de l’amour artificiel» – qui donne la part belle à mon livre. Le journaliste Nidal Taibi évoque «Cette frontière de plus en plus floue entre réel et imaginaire [qui] aboutit à ce que Agnès Giard qualifie, non sans humour, de véritable “culte” des amours artificielles.»

- La revue-culte OTOMO – bijou graphique et nostalgique consacré à la pop-culture japonaise – me consacre un dossier de 18 pages, richement illustré, signé par Camille Mathieu. C'est dans le numéro 24, dédié au film Le Voyage de Chihiro, vendu avec trois couvertures, en vente ici, au choix : violette, verte ou rouge.

- Interviewée par la sociologue Alice Latouche, me voilà au micro de l'émission-podcast Cracker L'époque. Première partie : jeudi 8 janvier 2026, à 18h. 

- Le numéro 110 de Compétence Photo, daté janvier/février 2026, consacre une chronique au livre : "Avec cet ouvrage d’une incroyable densité, le Japon apparaît comme l’un des plus grands laboratoires au monde concernant l’expérimentation des nouvelles formes du couple au XXIe siècle"

- Interview au Journal de samedi 3 janvier 2026 de 8h sur France Inter (puis au Journal de 9h sur France Culture)

"On est sans arrêt dans ce livre (aboutissement de huit ans d'enquête) sur le fil de l'ébahissement et de l'incrédulité". Chronique des Amours artificielles au Japon dans Les Echos (18 décembre 2025). Article "Les nouvelles illusions de l'amour", signé par Sabine Delanglade. 

- 17 décembre 2025 : Hanabi, la première communauté en France de fans du Japon (250k), soutient mon livre sur les réseaux sociaux

- Samedi 6 décembre, je passe sur Arte dans l'émission 28 minutes, présenté par Renaud Dely. Replay ici.

- Dossier dans Le Soir (Belgique), du 28 novembre 2025 – "L’amour en papier : la vie avec une héroïne de manga" – signé par Anne-Sophie Leurquin, invitant les lecteurs à "comprendre que ces attachements ne constituent pas un refuge solitaire, mais un mode d’être ensemble. Les personnages ne remplacent pas les humains ; ils permettent de structurer des relations humaines nouvelles". 

- Pleine page dans les quotidiens suisses La Tribune de Genève et 24 heures (29 nov. 2025), avec une magnifique interview par Nicolas Poinsot.

- Interview dans la revue culturelle en ligne L’Autre Quotidien (18 nov. 2025). Questions de Jean-Pierre Simard.

- Mon livre fait la Une de Télépro (semaine du 15 au 21 nov. 2025), hebdo belge à très grand tirage qui consacre son dossier principal à mon travail. Article de Carol Thill.

- Dans Le Monde (9 nov.), Audrey Tonnelier publie un entretien durant lequel elle pose la question : «Au Japon, on peut alterner petits amis humains et fictifs. Il n’y a donc plus de frontière entre relation amoureuse imaginaire et réelle ?».

- Dans Bilan.ch, (4 nov. 2025), le critique d'art Etienne Dumont souligne la dimension sacrificielle des Amours Artificielles : «L’adorateur s’offre ainsi en holocauste, tout en craignant que “son” personnage disparaisse. Un sort inéluctable. Le jeu finira débranché».

- Télérama (25 oct. 2025) accorde la note de 2 "T" à l'émission-podcast Mauvais Genre dont j'étais l'invitée.

- A la TV, Quotidien (20 oct. 2025), sur TF1-TMC, recommande mon livre dans l’émission consacrée au chanteur Orelsan, grand fan du Japon, qui se voit offrir un exemplaire par Maïa Mazaurette.

- Joséphine Lebard, chroniqueuse à La Croix (18 oct.2025), réagit à une émission radio dont j'étais l'invitée.

- Inès Florentin, journaliste à Ouest France (15 oct. 2025), signe un long papier sur "l'amour virtuel", en reprenant les propos que j'ai tenus dans plusieurs émissions radio.

- Dans la revue Nipponzine (14 oct. 2025), Laura A., consacre un article à "l'amour virtuel comme acte de résistance" en citant d'abondance mes interventions radiophoniques.

- La revue Page des libraires (oct. 2025) m'accorde une pleine page dans son numéro d'automne.

- Le quotidien suisse Le Temps (30 sept. 2025) y consacre une page signée par Marie-Pierre Genecand, qui prédit "un nouveau best-seller

- Le Journal du Japon (11 sept. 2025) le présente dans sa sélection “Rentrée littéraire 2025” comme "un ouvrage passionnant sur un sujet d’actualité des plus controversés

- Dans le journal ELLE (28 août 2025) , Tiphaine Thuillier consacre une chronique au livre sous le titre "Fictions et sentiments” : "Les jeunes générations s'inventent de nouveaux modèles de relations. Le conte y est ?

 
Interventions dans les émissions radio :
- "Les Matins du samedi" (18 oct. 2025), sur France culture, avec Nicolas Herbeaux, 14 min d'entretien dans le créneau 6h-9h.
- "Matin Première" (12 oct. 2025), sur la RTBF (radio belge), vers 8h43.
- "Mauvais Genre” (11 oct. 2025), sur France culture, de 20h à 21h.
- "8 milliards de voisins” (9 oct. 2025), sur RFI, avec Emmanuelle Bastide, 12h10-12h50.
- "Le Point Culture" (8 oct. 2025), sur France culture, avec Marie Sorbier, 12h50-13h.
- "La Matinale” (4 oct. 2025), sur la RTS, interview par Karine Vasarino, 7h35-8h.
- “Forum” (2 oct. 2025), sur la RTS (radio suisse), 18h50-19h.

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Mode virtuelle et VTuber, chapitre de livre

Pourquoi tant de VTubers japonais s'habillent-ils comme des princesses ? Ceux qui revendiquent l'appellation de babiniku (abréviation de bācharu bishōjo juniku, バーチャル美少女受肉, soit «incarnation de belle femme virtuelle»), fabriquent les tenues les plus affolantes (ou affriolantes, au choix) pour séduire un public qui ne saurait cependant être dupe : le nom même de babiniku signifie que l'humain ayant adopté un avatar sexy est né dans un corps biologique masculin. Pourquoi mettre en scène cet effet de contraste ?

Avec la chercheuse Liudmila Bredikhina, spécialiste des VTubers, je signe un chapitre du livre Embodied Entanglements, dirigé par Halina Zawiszová, Giorgio Strafella et Martin Lavička, publié en ligne et en open access par le Départment des Etudes Asiatiques de Palacký University Olomouc.

Notre texte s'intitule "Virtual Fashion and Identity in Japan: Counterculture in an Age of Global Transparency”. En accès libre (et en anglais) ici.

L'illustration est empruntée au site de Nem-chan, un des pionniers du mouvement babiniku.

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Auteure des livres :

Les Amours artificielles au Japon (Albin Michel, 2025)

Ai no nihonshi (Kokusho Kankôkai 2018)

Les 400 Culs (La Musardine 2023)

Le sexe bizarre (Cherche Midi 2004, Sakuhinsha 2015)

IN-OUT (Sancho 2012)

Erotikku Japan (Kawade Shobô shinsha 2010)

L'Imaginaire érotique au Japon (Albin Michel 2006, Glénat 2007)

Fetish Mode (Wailea 2003)

Anthropologue, Agnès Giard mène ses recherches sur l'industrie des simulacres émotionnels (épouse holographique, love doll, partenaire fictif, poupée vocale) dans le contexte du dépeuplement du Japon.

Auteure de 6 livres consacrés au Japon, elle publie successivement un décryptage de la société japonaise (par le biais de son rapport au corps, au sexe et au sacré), un Dictionnaire ("les 400 mots-clés de la culture japonaise") et un livre de design (tissant le lien entre culte et jeu).

Son avant-dernier livre, Les histoires d’amour au Japon, est réalisé suite à un séjour de recherche à la Villa Kujoyama (Kyôto) en 2010.

En 2016, sa thèse d'anthropologie est publiée sous le titre : Un Désir d'humain. Les love doll au Japon.

En 2025, son travail post-doctoral – Les Amours artificielles au Japon – porte sur l’attachement à des êtres “impossibles”.

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